MONEY, COMMERCE, BEAUTY, ETC
C’est ça les méthodes cousues de fil blanc Tu diras que c’est un jeu de mots Tu vois dans les démocraties, y a un truc enfin ça m’étonne plus maintenant, c’est que les jeux de mots d’une certaine manière ils sont interdits de séjour Enfin on les accepte mais dans des trucs mondains On dit c’est pas sérieux Pourtant les jeux de mots c’est un mot qui glisse sur un truc, c’est du langage C’est un peu l’amour qui nous a appris le langage alors ça glisse, ça fait des court-circuit, des interférences On s’en sert parfois pour guérir des maladies alors c’est sérieux On dit que c’est compliqué et qu’on parle on parle C’est les choses qui sont compliquées mais l’angoisse est simple …
That’s what I mean –full oh holes. Games with word, you say? In democracies, there’s something don’t surprised me –word games are banished in a certain sense We say they’re not serious We only accept them in society But puns… a word that slides a ting It’s a language and, after all, love taught us language. It slides. That shows short-circuits, interference, so on. We use it to cure sickness sometimes. So, it’s serious. We say it’s complicated that we talk: it’s things that are complicated but pain is simple.
BUT NO LITTERATURE
Jean-Luc Godard, extrait sténographié de Numéro Deux, 1975
Antoine d'Agata : à voir sur Marseille
Il y a des expos qui ont, entre autres mérites, l'intérêt de vous faire réfléchir sur ce qu'est une pratique (photographique et intime). Ces expos, fort rares, ont aussi la qualité de vous montrer un univers d'autant personnel qu'il reste également opaque sinon impénétrable. La photographie d'Antoine d'Agata a la force aujourd'hui de quelque chose qui se montrant en entier dans une nudité qui est totale n'en reste pas moins quelque chose qui vous exclut ou se retranche du monde. En cela aucune obscénité dans ces images qui montrant tout d'un rituel sexuel aux limites parfois du macabre n'en restent pas moins presque hermétiques, invisibles, insondables. Images à la limite de l'illisible. L'image est une érection, quelque chose qui se lève pour montrer. Ici, l'image fait corps avec ce qui reste de l'interdit de l'image. Images que l'on déchiffre avec peine. Au point de toucher le profond silence. L'émotion dernière. Faire de l'impur un art. Le regard est une façon d'entendre et de toucher le mystère par-delà l'écran de l'image quelle qu'elle soit. L'oracle noir. L'agonie des profondeurs. Le miroir d'une douleur qui ne peut se contempler. Nuit. Jouissance. Est profond toujours ce qui nous exclut, pas ce qui nous comprend ou nous ouvre grand les bras. Art abstrait à force d'être humain. D'une humanité sordide à force d'être refoulée dans les marges. A.V
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EXPO AGONIE ANTOINE D'AGATA MARSEILLE ATELIER DE VISU Du 15 octobre au 4 décembre 2009
memories memorizing
Cinéaste,
Ecrivain,
Dessinateur,
Collagiste,
Résistant au travers des formes poétiques
Sergueï Paradjanov, artiste censuré du XXe siècle
Les parents du prince Sinodal ordonnent à la jeune fille de sourire. Tamara les éblouit par les perles de ses dents. Les parents du prince examinent la paume de la main de la princesse. Tamara pose la paume sur le tambourin. Une vieille femme presse les seins de la princesse. Tamara manque de perdre connaissance. Elle poussa un cri de cygne. La zourna se tait... Le tambour roule... (extrait de Le Démon in Sept Visions, 1992, editions Le Seuil)
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Nos hommages les plus profonds
à cet art de la violence
intime
ordinaire
sur laquelle nous ne voudrions laisser aucun commentaire superficiel
DE GRACE
Pré vert
Collage (masc/sing) : art précisément de mélanger les genres, de passer du désuêt, de l'anachronique, du vaguement mièvre au tendancieux, à la violence des sentiments et des rapports humains...
Nous aimons les collages de Jacques Prévert, leurs saisissants contrastes, jeux, mise en perspective sensible et jamais savante ni doublée d'une intelligence raccoleuse juste l'émotion subtilement dosée et en équilibre sur le fil, j'allais dire, messieurs-dames, pour créer LE SPECTACLE...
MISE EN GARDE
AVIS DE TENDRESSE
ATTENTION PEINTURE FRAGILE SUR LES MURS
AGAIN !
Pas plus tard qu'hier soir, oui, pas plus tard que ça, nous avons reçu une petite note de notre collectif nous enjoignant d'en dire + ou d'en montrer davantage encore sur nos parents, notre jardin, notre sang, notre fibre, pour tout dire : notre pedigree étrange qui tient d'une manière sensible, à ce tour de passe-passe ingénu, rythmique, que nous maintenons depuis quelque temps déjà entre un sujet noble et un autre, plus dérisoire, ce goût prononcé que nous avons de développer des raccourcis et de tracer à la serpe, à grandes enjambées, bottes de sept lieux montées sur nos pieds en écailles, des tronçons irréguliers dans de géantes autoroutes elles-mêmes taillées dans ce qui serait l'immensité du paysage culturel, cette façon de dire et de se mouvoir que nous avons choisi parmi tant d'autres, et qui se résume en un mouvement parfois elliptique parfois ZIG-ZAG... French Lizard Attitude qui tente pour danser d'un pas ferme et souple de se tenir à mi-chemin entre grand art et posture animale, ni tout à fait debout comme le mat ni tout à fait penché comme la tour, ne pas trébucher ni dans la farce ni dans l'esprit de sérieux, ce qui est à soi seul un exercice décomplexé de gymnastique ou une véritable discipline !
Nous poursuivons, sur les conseils de nos amis, notre digression et panorama dadaïste…
Toujours Picabia, el papa, avec son humour décapant et son coup de crayon si sûr, si clair et si rond comme la demi-lune dans le ciel...
Nous lui empruntons cette maxime toute simple et de fort bon aloi : regarde au loin, ne regarde pas en arrière, puis : on déraisonne quand on veut toujours connaître les raisons.
Ce personnage facétieux qu'est Picabia, poète remarquable, dessinateur subtil aussi bien que peintre désastreux, cet astre vernaculaire, sur lequel la méduse du surréalisme pèse de tout son poids, apportant l'ombre de son incontournable mentor, André Breton, est une comète, vous le voyez, à la queue bien lumineuse.
Avant que l'on ne parle très prochainement du CHAT NOIR, buisson de poètes rougissant et brûlant tout juste avant dada, je vous laisse sur ces quelques images tirées de mon chapeau :
Le passé ne doit pas être juste un squelette de chauve-souris
BON DIMANCHE ET BON DEBUT DE SEMAINE
DADA DIDI DOUDOU
Pour ceux qui n'auraient pas RECONNU notre sensibilité manifeste ainsi que les vibrations de notre ESPRIT caractérisé par un penchant inaltérable et une quantité d'amour immense pour tous les genres de l'art -nous ne sommes ni pingres ni envieux- et donc pas vu, pas saisi une de nos grandes influences, Sources parmi d'autres IL EST VRAI mais Inspiration majeure (et vaccinée), je dirais BONJOUR A PAPA, Cher Francis, et à Tonton, Cher Marcel, et j'ajouterais : VOUS ME MANQUEZ TANT !
Pour ceux qui connaîtraient une partie de cette histoire et que cette histoire intéresse comme l'exploration du passé, je dirais qu'à la différence de notre illustre famille, NOUS AIMONS LA PEINTURE jusqu'à un point extrême, celui non pas de nous couper l'oreille mais LE SOUFFLE !
LUCIAN, YOU'RE THE FLESH AND THE BLOOD DRIPPING IN MY HEAD AND MY BODY !
A très bientôt...


























